Créé en 1999, le Groupe AVS Concept est le leader français du portage salarial avec près de 80 métiers gérés et plus de 150 000 prestations réalisées en 16 ans. Depuis la naissance du groupe, ce sont plus de 8 000 portés qui ont fait le choix d’opter pour le portage salarial à travers AVS Concept.

Dès le commencement, le groupe a donné au plus grand nombre l’opportunité d’accéder à une forme de travail innovante et dynamique, dès lors que le candidat justifie d’une compétence ou d’une expertise dans son domaine d’activité. Aujourd'hui, AVS Concept gère une panoplie de métiers aussi bien intellectuels qu’artisanaux, tous couverts par des assurances spécifiques, indispensables à la sécurisation de l’ensemble des acteurs du portage salarial, qu’ils soient intervenants ou clients.

mercredi 9 mars 2016

Le cumul emploi-retraite



Une fois à la retraite, de nombreux seniors éprouvent le besoin ou l’envie de reprendre une activité professionnelle pour améliorer leur niveau de vie, lutter contre l’ennui, arrondir leurs fins de mois ou tout simplement élargir leurs horizons. Grâce au cumul emploi-retraite, il est tout-à-fait possible de cumuler revenus professionnels et pensions de retraite (de base et complémentaire) sous certaines conditions. Si ce dispositif, qui s’applique à l’ensemble des régimes (indépendants, professions libérales, salariat, etc.) est ouvert à tout retraité, il est toutefois soumis à un certain nombre de critères devant être respectés. Il faut par ailleurs savoir que, selon la situation du retraité, le cumul des revenus peut être partiel ou intégral.

Qui est concerné ?


Le cumul emploi-retraite est un dispositif ouvert à tous les retraités, ce qui signifie que ces derniers peuvent cumuler les revenus d’une activité professionnelle avec leur pension de retraite. Avant la reprise d’une activité rémunérée, il est impérieux d’avoir mis un terme à l’ensemble de ses activités professionnelles au préalable. Il n’est toutefois pas obligatoire de mettre un terme aux activités suivantes :

- Activités artistiques, littéraires, scientifiques, juridictionnelles ;
- Activités d'hébergement en milieu rural (gîte rural, chambre d'hôtes, etc.) ;
- Activités d’élu local ;
- Participation aux concours publics en tant que membre du jury ;
- Activités non-salariées (à condition que le régime de retraite de base correspondant prévoie que l'activité soit poursuivie)

Quelles sont les conditions ?


Après que les pensions de retraite aient été liquidées auprès de tous les régimes légaux (de base ou complémentaires), il est possible de reprendre une activité rémunérée dans le public comme dans le privé, et ce aussi bien sous une forme salariée que non-salariée. Les retraités doivent par ailleurs avoir cessé toute activité professionnelle antérieure et avoir rompu tout lien avec leur ancien employeur en ce qui concerne les salariés. Les seniors souhaitant bénéficier du cumul emploi-retraite peuvent en outre reprendre une activité au service de leur ancien employeur à condition de conclure un nouveau contrat de travail six mois après le début de leur retraite.

Si la nouvelle activité professionnelle se déroule chez un employeur différent du dernier employeur avant la retraite, celle-ci peut débuter dès la date d’effet de la retraite. Si l’employeur s’avère être le même que celui d’avant la retraite, il convient d’attendre un délai de 6 mois après la date d’effet de la pension, sachant que si cette condition n’est pas respectée, le versement des pensions est suspendu jusqu'au terme des 6 mois.

Quelles démarches faut-il entreprendre ?


A la reprise de l’activité professionnelle, il convient de prévenir sa caisse de retraite dès le mois qui suit. Les éléments suivant doivent également être transmis à la caisse de retraite lorsque celle-ci est prévenue :

- Nom & adresse de l’employeur ;
- Date de reprise de l’activité ;
- Nature & montant des revenus professionnels perçus ;
- Régime de sécurité sociale auquel le senior est affilié en rapport avec les revenus professionnels qu’il perçoit ;
- Bulletins de salaires pour les activités salariées ou justificatifs de revenus pour les activités non-salariées ;
- Nom & adresse des autres organismes de retraite de salariés (de base et complémentaires) versant une pension.


Cumul intégral et cumul partiel



Les revenus professionnels découlant d’une nouvelle activité peuvent être cumulés avec les pensions de retraite de manière intégrale si le retraité souhaitant bénéficier de ce dispositif  a au minimum atteint l'âge légal de départ à la retraite (entre 60 ans et 62 ans, selon la date de naissance), s’il remplit les conditions ouvrant droit à la pension de retraite à taux plein et s’il a liquidé l'ensemble de ses retraites personnelles (de base et complémentaires).

En revanche, si ces conditions ne sont pas remplies, le cumul des revenus peut être plafonné. Le montant cumulé des revenus professionnels et des pensions de retraite pris en considération afin de déterminer le plafond est alors le plus élevé des 2 montants suivants :

- soit 2 346,59 € par mois,
- soit le dernier salaire d'activité perçu avant la liquidation des pensions.

Si ce plafond est dépassé, le montant de la pension est diminué jusqu'à ce que le montant cumulé atteigne la somme correspondant au plafond.

mardi 8 mars 2016

Les assurances obligatoires et facultatives dans le bâtiment

Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) est soumis à de multiples risques qui rendent certaines assurances obligatoires dans ce domaine. Il existe ainsi toute une variété de formules qui permettent aux professionnels du bâtiment d’être protégés en cas de risques susceptibles d’entraîner un certain nombre de dommages. Outre la responsabilité civile professionnelle (RC Pro), la responsabilité civile décennale ou la garantie de bon fonctionnement, d’autres assurances permettent aux intervenants du bâtiment de se protéger contre les risques concernant les transports de marchandise, les véhicules d’entreprise, les engins de chantier, les locaux, le matériel d’entreprise, etc.

Les engagements prévus par la loi pour les professionnels du bâtiment


La loi exige que les professionnels de la construction respectent trois engagements essentiels, à savoir :

- La responsabilité civile décennale 
- La garantie de parfait achèvement
- La garantie de bon fonctionnement


La responsabilité civile décennale


La responsabilité civile décennale est une assurance qui vise à protéger les professionnels de la construction en cas de dommages compromettant la solidité de l’ouvrage (effondrement de charpente, affaissement de plancher, etc.), le rendant impropre à son usage (défaut d’étanchéité, rupture de canalisation, etc.) ou l’affectant dans l’un de ses éléments constitutifs ou l’un de ses éléments d’équipement

Cette assurance professionnelle, qui doit obligatoirement être souscrite avant le début d’un chantier, est valable pour une durée de 10 ans à compter de la réception des travaux, soit le moment où le maître d’ouvrage déclare accepter l’ouvrage ayant été construit. La réception des travaux constitue ainsi non seulement le point de départ de la garantie décennale mais également celui de la garantie de parfait achèvement et de la garantie biennale de bon fonctionnement

La garantie de parfait achèvement


Après la réception des travaux, l’entreprise de construction doit réparer toutes les failles ayant fait l’objet d’une réserve lors de la réception de l’ouvrage ainsi que celles ayant été notifiées par le client. Cet engagement doit obligatoirement être respecté tout au long de l’année qui suit la réception des travaux, sachant toutefois que les failles relatives à la garantie de parfait achèvement ne peuvent être couverts par une assurance.  

La garantie biennale de bon fonctionnement


L’entreprise de construction se doit également de réparer les défauts entravant le bon fonctionnement des éléments d’équipements dissociables, c’est-à-dire des éléments qu’il est possible d’enlever sans pour autant détériorer le gros œuvre. Cet engagement est quant à lui valable pour une durée de deux ans après la réception des travaux. Si l’assurance liée à cette garantie n’est nullement obligatoire, elle est toutefois vivement recommandée à cause des nombreux défauts pouvant apparaître au cours de ces deux années.  

La responsabilité civile professionnelle (RC Pro)


Lors d’une construction ou d’une rénovation, il est possible que des clients ou des tiers subissent des dommages plus ou moins graves causés par l’un des intervenants du chantier. Ce risque étant bien réel, il est donc fortement conseillé aux professionnels du BTP de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro) afin qu’ils soient protégés en cas de dommages matériels, immatériels ou corporels occasionnés à des tiers (client, associé, personne lambda) suite à des défaillances, des erreurs, du matériel défectueux ou des produits de mauvaise qualité. Si la RC Pro est obligatoire pour les professions règlementées (médecins, avocats, architectes, assureurs, etc.), elle ne l’est toutefois pas pour les professionnels du bâtiment. Néanmoins, cette assurance peut s’avérer des plus précieuses en cas de dommages, raison pour laquelle elle est souvent proposée en complément de la responsabilité civile décennale

Les autres assurances facultatives dans le bâtiment


En dehors des assurances précédemment mentionnées, il est possible pour les professionnels du bâtiment de protéger leur atelier, leurs locaux, leur chantier ou leur matériel grâce à des assurances multirisques. Les marchandises stockées à l’intérieur des locaux peuvent elles aussi être assurées contre les incendies, les explosions, les dégâts des eaux, les tempêtes, les catastrophes naturelles ou les vols à travers le même type d’assurance. Enfin, les engins de chantier pouvant provoquer des accidents lorsqu’ils circulent ou lors de travaux ainsi que les camions, camionnettes ou automobiles susceptibles de causer des accidents de la circulation peuvent quant à eux être protégés par des assurances obligatoires de responsabilité civile automobile ou des assurances multirisques

jeudi 3 mars 2016

Convention nationale de lutte contre le travail illégal et les fraudes au détachement : le gouvernement durcit ses positions

C’est lors d’un déplacement à Rungis que Myriam El Khomri, ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle & du dialogue social et Michel Sapin, son collègue des finances, ont signé, aux côtés des organisations patronales du BTP, une convention visant à lutter de manière plus efficace contre le travail illégal et les fraudes au détachement dans ce secteur d’activité.

La date du 23 février 2016 est donc à marquer d’une pierre blanche car s’il est vrai que des conventions de ce type existaient à l’échelle locale ou régionale, aucune n’avait été jusqu’alors appliquée à l’ensemble du territoire. Hors, il était grand temps qu’une telle mesure soit prise par l’Etat et les partenaires sociaux sachant que chaque année plus de 6 milliards d’euros sont perdus par les entreprises implantées en France à cause de la concurrence déloyale et des fraudes.

De graves répercussions sociales et économiques


Lors de son discours à Rungis, Myriam El Khomri a rappelé à quel point le travail illégal ainsi que les fraudes au détachement avaient des répercussions sociales et économiques graves sur le secteur du bâtiment et des travaux publics.

Outre les différents risques que ce fléau représente pour les travailleurs du BTP et les pertes d’opportunités économiques dont sont victimes les entreprises exposées à ce problème, la ministre du travail a fait ressortir que le nombre de travailleurs détachés dans l’illégalité était estimé à 80,000 alors que le nombre de travailleurs détachés déclarés s’élèvait quant à lui à 218 000 sur le territoire français.

Le ministre des finances a pour sa part avancé que la moitié des redressements pour travail dissimulé en 2014 concernait le seul secteur du BTP pour un total de 200 millions d’euros, une somme vertigineuse qui devrait pousser l’ensemble de la profession à se mobiliser pour lutter rigoureusement contre ce fléau.

Une politique de contrôle plus stricte


Grâce à la loi Savary contre la concurrence sociale déloyale et la loi Macron pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, les obligations des employeurs de salariés détachés avaient été renforcées tandis que la mise en place de sanctions strictes avait quant à elle permis de mieux contrôler les maîtres d’ouvrage ainsi que les donneurs d’ordre.

Une nouvelle carte d’identification des salariés œuvrant dans le secteur du bâtiment a également été créée afin d’établir avec certitude si un intervenant a bien été déclaré dans les règles, comme la loi le prévoit. Ce nouvel outil très efficace comporte en effet un certain nombre d’informations essentielles qui permettent de contrôler l’identité des salariés du bâtiment tout comme celle des prestataires pour lesquels ils travaillent.

L’Etat s’est par ailleurs engagé à effectuer davantage de contrôles sur les chantiers en cours et ce aussi bien en soirée que pendant le week-end. Depuis l’année dernière, la politique de contrôle des chantiers s’était déjà intensifiée, passant ainsi de 600 interventions en juin 2015 à 1300 au mois de septembre.

Près de 140 amendes pour non présentation d’une déclaration de détachement ont quant à elles été notifiées au second trimestre 2015 pour un montant total de 675 700 euros, les deux-tiers de ces sanctions -soit presqu’une centaine- s’appliquant au secteur du BTP. Outre la mise en place d’un droit de timbre, la suspension des chantiers en cas de non-déclaration des salariés détachés fait également partie des nouvelles mesures prises pour décourager le travail illégal ainsi que les fraudes au détachement.

Une action conjointe pour une efficacité renforcée


Depuis quelques mois déjà, le gouvernement avait fait de la lutte contre le travail illégal et les fraudes au détachement une priorité absolue sachant que ce fléau handicape lourdement les travailleurs, les entreprises & les finances publiques. Pour être efficace, la mobilisation doit ainsi être collective de sorte à ce que les actions de sensibilisation, d’information et de vigilance puissent s’avérer réellement concluantes.

La Fédération Française du Bâtiment (FFB), la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), la Confédération de l’artisanat & des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) ainsi que la Fédération des Sociétés coopératives de production du bâtiment et des travaux publics (SCOP BTP) se sont donc engagées aux côtés de l’Etat dans la lutte contre un problème que ces organisations professionnelles souhaitaient résoudre depuis longtemps

Grâce aux différentes mesures adoptées et à la signature de cette convention nationale, les fédérations patronales et l’Etat entendent bien enrayer un fléau dont l’impact social et économique est retentissant sur le secteur du BTP. En unissant leurs efforts, ils espèrent pouvoir sensibiliser les différents intervenants du bâtiment et des travaux publics (maîtres d’ouvrage et donneurs d’ordre entre autres) sur le danger que représentent le travail illégal et le détachement non-déclaré ainsi que les particuliers souhaitant entreprendre des travaux de construction ou de rénovation afin que ces derniers puissent faire des choix responsables.